[69]: «Je commandois dans la basse-cour, disoit depuis Mme de Maintenon, et c'est par ce gouvernement que mon règne a commencé.» Saint-Simon parle aussi de sa misère chez Mme de Neuillant.
[70]: Nous venons de voir qu'il connoissoit Mlle de Neuillant; il devoit donc connoître aussi la mère. Segrais dit comme le P. Laguille, que l'intimité s'établit par le voisinage. «Mlle d'Aubigné, nouvellement revenue d'Amérique, dit-il, demeuroit vis-à-vis de la maison de Scarron.» (Segraisiana, p. 126.) Scarron, rue des Saints-Pères, habitoit l'hôtel de Troie. Il étoit venu dans ce quartier pour être tout proche de la Charité, où il alloit tremper son très sec parchemin en des bains de tripes, qu'on disoit d'une efficacité souveraine.
[71]: «Pour le voir, dit aussi Tallemant, il fallut qu'elle se baissât jusqu'à se mettre à genoux.» (Edit in-12, t. 9, p. 124.)
[72]: Si l'on défendoit aux religieuses de faire des visites, on leur permettoit au moins d'en recevoir, et de fréquentes. V. notre édit. du Roman bourgeois, p. 209.
[73]: Cette dernière date est donnée comme certaine par le Segraisiana, p. 150.
[74]: Nous n'avons pu retrouver cette lettre de Scarron, qui, sans doute, n'a jamais été publiée. Nous en connoissons une, toutefois, où le pauvre cul-de-jatte écrit à M. de Villette: «Mme Scarron est bien malheureuse de n'avoir pas assez de bien et d'equipage pour aller où elle voudroit.»
[75]: Loret annonce cette mort dans son numéro du 16 octobre 1660. Elle avoit eu lieu neuf jours auparavant. Nous devons à l'obligeance de M. J. Ravenel de connoître l'extrait mortuaire du pauvre poète; le voici, tel qu'il se trouve sur le registre de la paroisse Saint-Gervais: «7 octobre 1660. Ledit jour a esté inhumé dans l'eglise desfunct messire Paul Scarron, chevalier, decedé en sa maison, rue Neuve-Saint-Louis, marais du Temple.» Cette curieuse mention, que nous avons déjà transcrite dans Paris démoli, 2e édit., p. 372, prouve que Scarron ne mourut pas rue de la Tixeranderie, comme on le croyoit d'après Saint-Foix, et comme nous l'avions longtemps pensé nous-même.
[76]: Cette pension n'étoit que de 1500 livres. Scarron la touchoit sur l'ordonnance de M. de Lionne et sur la signature de M. de Tubœuf, au bureau de M. de Berthillat. On connoît l'épître où Scarron remercie la reine, et se vante de sa conscience à bien remplir la charge accordée:
... Votre malade exerce
Sa charge avec integrité;
Pour servir Votre Majesté
Depuis peu l'os la peau lui perce.
.........
Et l'on peut jurer surement
Qu'aucun officier de la reine
Ne la sert si fidelement.
[77]: C'est Lauzun, qui fut d'abord, comme on sait, marquis de Puyguilhem. Il touchoit de près à Mme de Sainte-Hermine, que nous trouverons tout à l'heure parmi les personnes qui s'intéressèrent le plus efficacement à Mme Scarron. Celle-ci d'ailleurs étoit un peu leur parente: Lauzun étoit un Caumont, les Sainte-Hermine tenoient aussi à cette famille, et l'on sait enfin que la fille aînée de Théodore Agrippa, tante de Françoise d'Aubigné, avoit épousé un Caumont d'Adde.