[126]: Je savois bien qu'en pareil cas, parlant des hommes, on disoit lier l'aiguillette, mais j'ignorois que la même métaphore fût employée pour les femmes. Elle perd de sa justesse en changeant de sexe, et finit même par ne plus être compréhensible.
[127]: D'après la relation donnée par Rocoles, il auroit d'abord été laquais du cardinal de Burgos et de son frère, qui l'emmenèrent en Flandre. Là il se fit soldat, combattit et fut blessé, comme il est dit ici.
[128]: On sait que ce siége se termina par la défaite des François, le 10 août 1557, et par la prise de la ville.
[129]: Ce n'est pas seulement en Espagne qu'existoient ces places de moine-lai ou oblat, données, dans les cloîtres, aux soldats invalides. Nous en trouvons aussi l'institution en France. C'est le roi qui en disposoit, mais son droit étoit restreint aux bénéfices électifs de fondation royale, ducale ou comtale, qui avoient plus de 1,200 livres de revenus. Les couvents trouvèrent avantageux de convertir en argent cette prestation onéreuse. Au lieu d'avoir à héberger des invalides, ils se soumirent à une taxe de vingt écus, qui fut ensuite portée à cent, et même à cent cinquante livres. La fondation de l'Hôtel des Invalides ne les affranchit pas de cette contribution de bienfaisance; elle la fit régulariser, au contraire: en vertu d'un édit de 1704, toutes les pensions faites aux oblats furent comprises parmi les fonds affectés à l'entretien de l'Hôtel; elles furent toutes portées à cent cinquante livres, et il n'y eut plus un seul bénéfice royal qui en fût exempt. Henri III, plus qu'aucun autre de nos rois, avant Louis XIV, s'étoit occupé de ces pensions et de l'asile à donner aux invalides dans les couvents. V. Isambert, Anciennes lois françoises, t. 14, p. 599.
[130]: Arnauld du Thil, dit Pansette, lit-on dans la relation donnée par Rocoles, p. 20.
[131]: Ce détail manque dans les autres relations.
[132]: La relation donnée par Rocoles (p. 321) dit que le bien de Martin se trouvoit près d'Andaye, dans le pays des Basques, «lequel bien du Thil dissipa, l'ayant vendu à diverses personnes».
[133]: Il n'est point parlé dans le récit de Rocoles, ni dans aucun autre que je sache, de cette première arrestation et de ces premiers soupçons.
[134]: Ce soldat étoit de Rochefort, selon l'autre relation.
[135]: C'est du moins ce qu'alléguoit le faux Martin-Guerre. «Il allègue, lisons-nous dans le récit de Rocoles (p. 324), qu'on lui fait ces misères pour se dispenser de lui donner 7 à 8,000 livres de bien que retient P. Guerre, l'oncle, et dont il ne veut se dessaisir. D'abord on a commencé par les menaces, même par les coups, à ce point qu'un jour, si sa femme n'eût été là et ne l'eût couvert de son corps, P. Guerre et ses beaux-fils l'eussent tué à coups de barre.»