Pour donner courage
A l'esprit qui depuis peu
Est hors du village,
Où jamais bien n'a repu,
Après que le rasoir
A bien fait son devoir,
Il fait, pendant qu'on le cache,
La moustache, la moustache,
Puis il le fait voir.
Les Vergettes.
Ses suppots fidelles,
Pour la pluspart des oysons,
Remplument leurs aisles,
Ne vivants que d'oraisons;
Ils sortent du debris,
On les voit noirs de gris,
Et, tant jours ouvriers que festes,
Les vergettes, les vergettes,
Grattent leurs habits.
La Brosse.
Or, comme leur teste,
Qu'on destine aux grands emplois,
Pour lever la creste,
Est crasseuse en villageois,
D'abord un bon frater,
Par l'ordre du pater,
Prend dans un tiroir la brosse,
Rude et grosse, rude et grosse,
Pour les en frotter.
Mais ces testes viles,
Sans science et sans vertu,
Seroient inutiles
A ce grand corps pretendu,
Si, faute du dedans,
Les dehors evidents
N'ont une mine ajustée
Et frisée, et frisée,
Sous les fers ardents.
Le Frottoir.
Si, parmy la peine
D'une longue mission,
L'ouvrier perd haleine
Dans la prédication,
Crainte de se tuer,
Pour se trop remuer,
Une suivante dévote
Sèche et frotte, sèche et frotte,
S'il vient à suer.
L'Emplastre.