Qu’il voudrait pouvoir conserver les illusions du Chien, mais qu’il lui semble apercevoir son collier;

—Le Chien se gratte l’oreille.—Un mauvais plaisant remarque que les oreilles du Chien ont perdu beaucoup de leur longueur primitive, et demande si c’est la mode de les porter si courtes. (Hilarité générale.)—

Qu’il a partagé un instant l’ardeur guerrière du Tigre; que peu s’en est fallu qu’il n’ait répété avec lui son redoutable cri de guerre; que c’est très-beau la guerre pour ceux qui en reviennent, mais que cela fait bien des veuves et des orphelins; que d’ailleurs c’est l’Homme qui a inventé la poudre, et que la race animale ignore encore l’usage des armes à feu. «Les faits le prouvent d’ailleurs, dans ce triste monde, ce n’est pas toujours le bon droit qui triomphe.» Qu’il y a bien peu de temps que leurs fers sont tombés, et qu’il manque sans doute à la plupart d’entre eux des passe-ports pour l’étranger,

—Approbation à Droite.—La Gauche se tait.—Le Centre ne dit rien et n’en pense pas davantage.—Le Sansonnet fait observer que beaucoup de réputations sont fondées sur le silence.—

Que le langage du Rossignol est un beau langage, mais qu’il n’a point avancé la question;

Qu’il serait bon de s’entendre sur les mots, et que l’égalité qu’on demande n’est qu’un besoin matériel auquel l’intelligence ne souscrira jamais;

—Protestations à Gauche.—

Qu’avec la liberté le Cerf aurait dû demander la manière de s’en servir. «S’il est désagréable d’être esclave, il est quelquefois très-embarrassant d’être libre: l’esclavage a été perfectionné à ce point que, pour l’esclave, il n’y a que misères au delà même des portes de sa prison.» Il cite à l’appui de son dire l’exemple de ces deux cent mille paysans russes affranchis qui, ne sachant que faire de leur liberté, retournèrent volontairement à la glèbe;

—Deux larmes s’échappent lentement des yeux du Cerf découragé.—Le Merle siffle que les incapacités de l’esclave sont à la charge de l’esclavage.—

Que le raisonnement du Cochon avait cela de bon et cela de mauvais, qu’il ne changeait rien aux affaires, et que, pour les résultats, les doctrines du Sanglier différaient peu de celles du Cochon;