«Horreur! dit-elle; les Animaux ont plus d’esprit que les savants qui les mettent en bocal.»

Jules sortit la mort dans le cœur, car le talent et la beauté d’Anna, le rayonnement de cette belle âme, vainquirent le concerto tintinnulant que faisaient les écus de Pigoizeau dans sa cervelle.


XI

Conclusion.

«Ah! s’écria le professeur Granarius, il est question de nous dans les journaux. Tiens, écoute, Anna:

«Grâces aux efforts du savant professeur Granarius et de son habile adjoint, monsieur Jules Sauval, on a obtenu sur le Nopal de la grande serre, au Jardin des Plantes, environ dix grammes de cochenille, absolument semblable à la plus belle espèce de celle qui se recueille au Mexique. Nul doute que cette culture fleurira dans nos possessions d’Afrique et nous affranchira du tribut que nous payons au nouveau monde. Ainsi se trouvent justifiées les dépenses de la grande serre, contre lesquelles l’Opposition a tant crié, mais qui rendront encore bien d’autres services au commerce français et à l’agriculture. M. J. Sauval, nommé chevalier de la Légion d’honneur, se propose d’écrire la monographie du genre Coccus.»

—Monsieur Jules Sauval se conduit bien mal avec nous, dit Anna, car vous avez commencé la monographie du genre Coccus...

—Bah! dit le professeur, c’est mon élève.»

Pour copie conforme,