«Pends-toi, brave Crillon, nous avons vaincu à Arques et tu n'y étais pas! Adieu! Je t'aime à tort et à travers!»

Depuis cette époque, la tranquillité régna dans l'ancienne forteresse qui vit tomber ses murailles, ruiner son château et, peu à peu, perdit toute importance.


Ici, comme en une foule de petites localités normandes, les légendes abondent et, entre elles, dominent les récits où figurent Guillaume le Conquérant et son père. Ce dernier, Robert le Magnifique, plus connu sous le nom de Robert le Diable, a épuisé la verve des conteurs populaires. Son existence agitée, la splendeur de sa cour, l'impétuosité de son caractère, la manière dont il s'empara du trône ducal, ses caprices et sa mort, en Terre-Sainte, au retour d'un pèlerinage d'expiation, tout, en lui, était fait pour exercer un empire sans limites sur des populations ignorantes et superstitieuses.

Arques

Satan lui-même, affirment les ballades, avait été son père, et ce fut au château d'Arques que sa mère infortunée, succombant sous le poids de la douleur, laissa pénétrer l'horrible secret.

(Pour plus amples détails, relire le livret de l'opéra de Meyerbeer.)

Une promenade à Arques n'est donc pas chose indifférente, puisqu'elle nous met en présence de personnages entourés du prestige en tout temps attaché au surnaturel.