Les aventuriers regrettèrent peut-être l'engagement pris, mais il n'était plus temps. Bois-Rosé les pressait, mieux valait encore tenter la seule chance qui restât. Accrochés au câble, ils commencèrent l'ascension vertigineuse; le chef venait le dernier, afin de prévenir les défaillances.
En bas, la mer grondait sourdement; en haut, ce pouvait être la mort. Et puis si la corde, qui tournoyait et s'effilait en frottant les arêtes du roc, allait rompre!
Un des aventuriers sentit son cœur faiblir..... il entraînerait avec lui ses compagnons dans l'abîme.....
Bois-Rosé, prévenu du péril, s'en fie à son audace, à sa force. Escaladant les épaules des hommes qui le précèdent, il arrive au défaillant, et, le menaçant d'un poignard, le force à continuer la terrible ascension..... Mille chances contre une se réunissaient pour empêcher la réussite. Cette chance unique prévalut; Bois-Rosé emporta le château, ce qui amena la capitulation de la ville.
Peu de gymnastes voudraient renouveler pareil exploit. Ils auraient grandement raison, d'ailleurs: les falaises sont perfides. Des pans énormes glissent, parfois, tout à coup dans les flots, car il ne faut pas oublier que les courants minent la côte, et que les influences atmosphériques complètent leur œuvre dévastatrice.
Fécamp.—Petit bateau de pêche.