La goëlette est un petit bâtiment à deux mâts. Il ne faut pas oublier que, dans le nombre des mâts, on ne compte jamais le beaupré, mât indispensable à un navire.
Il y a des goëlettes de guerre d'une assez forte dimension; mais, en général, la capacité de ces navires ne dépasse pas cent tonneaux. Le dessin prouve à quel point ils sont légers, fins et bien disposés pour la marche. Généralement, ils n'ont pas de hune, et leurs mâts sont inclinés en arrière.
Les goëlettes sont employées pour la pêche et le cabotage. Ce genre de bâtiment est appelé schooner en Angleterre.
Les navires connus sous le nom de bricks, brics ou brigs (on emploie indifféremment ces trois mots) n'ont que deux mâts, comme les précédents, mais ils portent des hunes et des voiles supplémentaires nommées bonnettes et cacatois. En général, le grand mât des bricks est incliné sur l'arrière. Leur tonnage peut être assez élevé; le commerce les emploie beaucoup. Il y a des bricks de guerre et des cannonières-bricks; ces derniers servent presque toujours à escorter les convois.
Nous voyons encore des trois-mâts carrés, des trois-mâts-Pieu. Ces noms sont donnés d'après la disposition des voiles, des mâts, et les dessins les font comprendre sans peine. Du reste, il est facile de se rendre compte que, pour un marin, le moindre changement dans la voilure est chose fort importante, et qu'avec ces modifications doivent également varier les appellations. Suivant les pays, l'emploi des navires et les noms les plus divers sont appliqués. L'expérience, seule, permet de distinguer ce qui, pour le simple spectateur, ne semble pas souvent entraîner une différence notable.
Après les navires à voiles, paraît un bateau à vapeur, et, avec lui, tout un nouveau système de gréement ou voilure.
A la vapeur appartient, maintenant, l'empire de la mer, en attendant que l'électricité l'ait détrônée.