De nos jours, Dunkerque est, surtout, un port de commerce, quoique l'État ne néglige pas d'y entretenir les établissements nécessaires à sa marine.

Dunkerque.—La tour de Leughenaer.

La ville se présente agréablement, car le périmètre des fortifications ayant été agrandi, on a pu transformer les vieux quartiers, où, jusque vers 1850, les rues étroites, mal bâties, encombrées de caves, semblaient interdire le passage même aux piétons; la santé publique y a gagné et l'on ne se hâte plus de courir aux quais pour chercher un peu d'air respirable.

En dehors du port et de ce qui s'y rattache, trois monuments attirent le voyageur: ils résument, pour ainsi dire, l'histoire de Dunkerque.


Le nom seul de l'église Saint-Éloi rappelle l'origine de la ville créée autour du petit oratoire bâti par le saint populaire, qui fut un grand ministre du royaume de France.

Le phare et les signaux de marée.
Marée montante.
Marée haute.
Marée descendante.

Mais, pour livrer passage à une rue, sans doute très utile, on a séparé l'église de sa tour! Devenu le Beffroi, le vieux clocher, haut de 90 mètres, porte, à son sommet, des signaux pour les navires en danger; aujourd'hui, on s'en sert peu, le sémaphore, c'est-à-dire le télégraphe maritime, est installé ailleurs. Le Beffroi contient le carillon.