Deux bancs de sable appelés d'Amfard et le Rattier, futures îles formées par les dépôts fluviaux, divisent l'embouchure de la Seine. Puis c'est Honfleur lui-même, Tancarville, Harfleur, Le Havre, la Manche, incessamment sillonnée de navires...
C'est la verdure des campagnes, mêlant sa teinte fraîche au bleu du ciel, au vert glauque ou azuré des flots, à la blancheur de l'écume, toute diaprée des reflets du soleil...
C'est le murmure venant de la terre et se confondant avec le sourd bruissement qui frappe sans relâche le rivage.... C'est la pointe noirâtre des écueils, couverte ou surgissant tout à coup.... C'est, en un mot, comme une prière immortelle offerte à Dieu par les œuvres de sa main paternelle.
On ne quitte que bien à regret ce tableau admirable..... On ne peut jamais l'oublier.
Le banc d'Amfard.