Villerville.—La Plage.

Moins aristocratiques que Trouville et Deauville, on y rencontre, pourtant, des buts de promenades charmantes. Toute la campagne est riche, fertile, bien cultivée. Après le bain, il est agréable de longer ces champs si verts ou de se reposer à l'ombre des pommiers touffus.


Le château ou, plutôt, les ruines du château de Bonneville, reculées de sept kilomètres dans les terres, occupent à peu près le sommet d'un triangle dont les pointes s'étendent de Touques à pont-l'Évêque. Cette forteresse célèbre fut bâtie par Guillaume, duc de Normandie, qui allait devenir le maître de l'Angleterre.

Guillaume affectionnait beaucoup son bon château de Bonneville, et il y tenait volontiers sa cour. De même, il protégea Touques, où nous retrouverons des marques de sa munificence.


Avant d'entrer à Trouville, faisons une petite station à Touques, ce sera justice. On ne parlait point encore de la moderne ville de bains de mer que, depuis des siècles, sa voisine était en possession d'un commerce très florissant. Nous avons une preuve de son ancienne importance, par ses deux belles églises: Saint-Pierre et Saint-Thomas.

Villerville.—L'Église.