Anciennes coiffes des femmes de Dives et de Deauville.

On a dit avec raison que ce monument vénérable prouverait, à lui seul, la prospérité dont, il y a huit siècles, jouissait la petite ville. Une simple bourgade n'avait pas besoin d'une église bâtie sur de pareilles proportions; mais les chevaliers de Guillaume devaient s'y sentir à l'aise.


On visite encore avec intérêt une maison bien conservée datant du dix-septième siècle, et une autre, plus vieille de cent ans, sinon davantage.

Cette dernière porte fièrement le nom d'Hostellerie de Guillaume le Conquérant. Une chronique prétend que la mer baignait alors les murailles du vieux logis. Cela se pourrait; la pointe de Cabourg n'existait pas encore. Elle ne s'est formée que peu à peu, sous l'effort des vagues, charriant d'immenses quantités de sable. L'embouchure de la rivière devait occuper une position plus à l'ouest de la gare actuelle du chemin de fer conduisant à Mézidon.

Une chose très certaine, c'est qu'il fallait trouver des ressources de toute sorte pour l'armée normande, composée de cinquante mille hommes. Plusieurs navires furent envoyés de Touques, à Dives, rejoindre l'expédition.

Aujourd'hui, la petite ville se consacre toute entière aux travaux de la paix. Elle possède une source de revenus importants dans la population, de plus en plus nombreuse, des baigneurs attirés par la beauté du pays.

Le samedi, un marché fort bien approvisionné réunit les petits propriétaires et les fermières qui y apportent de magnifiques volailles, du beurre excellent, du fromage délicieux.

C'est le pays du bon vivre.