Quand on a gravi la côte de Grâce, à Honfleur, et le Pavé, à Dives, on peut, sans exagération, dire que l'on a contemplé les deux plus beaux horizons de cette partie du littoral français.
Cabourg, station de bains toute moderne, paraît, ensuite, un peu moins agréable; mais, rentrant ainsi dans les exigences de la vie ordinaire, on se trouve, inconsciemment, poussé à l'injustice.
Cabourg est devenu une véritable ville, élégante et simple à la fois, avec une admirable plage, de belles et fraîches avenues, un casino, des chalets gracieux.
Qu'il y a loin de ces richesses aux marécages de jadis, et comme la nouvelle église ressemble peu à l'antique chapelle, dédiée à saint Michel, dont se contentaient les pêcheurs habitant ces landes et ces terrains humides, si peu attrayants.
Chaque jour, cette station de bains prend plus d'extension, le chemin de fer rendant les communications très faciles.
Les transformations s'accomplissent vite sur ces belles plages normandes, devenues une sorte de banlieue de Paris, tellement l'habitude est prise d'y aller passer, dans la belle saison, un jour ou deux par semaine.
En voyant si pimpant le Home-Varaville, continuant en quelque sorte le champ de courses renommé de Cabourg, on a peine à se souvenir du pauvre poste de douaniers occupant encore, il y a bien peu de temps, cette station de bains, déjà très suivie.
Nous nous y sommes arrêté un moment, très volontiers, et notre halte nous a valu d'entendre une histoire qui mérite de ne pas rester confinée dans des traditions locales trop peu souvent fouillées.