Les circonstances du beau fait d'armes de Cabieu se trouvent diversement relatées dans plusieurs documents authentiques; mais tous sont unanimes à louanger l'humble garde-côte.
Un Mémoire tiré du recueil de M. C. Hippeau, ancien professeur à la Faculté de Caen, Mémoire faisant partie des archives du château d'Harcourt, dit que.... «Cabieu, sergent garde-côte de la paroisse d'Ouistreham, se mit à la tête de trois ou quatre gardes-côtes qu'il rencontra et marcha vers les Anglais: ses compagnons l'abandonnèrent.»
Une autre pièce est le récit fait à l'Assemblée constituante, le 4 septembre 1790, par M. Cussy, député du Calvados; il contient ce passage significatif: «.... le seul tambour de sa compagnie l'avait suivi, mais ne tarda pas à le quitter....»
Un rapport rédigé par Oudot et lu à la Convention nationale le 25 thermidor an II (12 août 1794), dit expressément:
«Michel Cabieu se porte au-devant de l'ennemi....»
La seule différence dont nous devions tenir compte, c'est que la redoute défendue doit être celle d'Ouistreham. Toutes les relations s'accordant à la placer sur la rive gauche de l'Orne, tandis que la station de Merville est située sur la rive droite.
CABOURG
Quoi qu'il en soit, le numéro du Moniteur universel, portant la date du 15 août 1794, contient un décret de la Convention donnant à Ouistreham le nom de Cabieu.