Ancien vaisseau de 74 courant vent largue.

Il n'est point, pour cela, hors d'usage. Une de ses batteries étant jugée superflue, on la rase, et l'ensemble du bâtiment gagnant en légèreté, la marche ainsi que la facilité des manœuvres acquièrent des qualités réelles. Voilà pourquoi les mots de: vaisseau-rasé ne veulent pas toujours dire: vaisseau hors d'usage, mais bien: vaisseau transformé.

Les anciens bâtiments n'avaient généralement pas les dimensions données à nos vaisseaux, même avant l'adoption du type cuirassé. Beaucoup étaient extrêmement petits. Plusieurs n'avaient que cinquante pièces d'artillerie, d'autres en portaient soixante-quatorze. On les range dans les classes modernes desquelles ils se rapprochent le plus.

C'est ainsi que nous voyons un vaisseau de 74 dans la gravure précédente. Il court vent largue; autrement dit, ses voiles se trouvant frappées par un vent favorable, on leur laisse la facilité d'y donner prise en relâchant les cordages qui les maintiennent aux mâts.


De plus, nous voyons la fumée des pièces qui viennent d'exécuter le Salut. Il y a, pour un vaisseau, plusieurs occasions de Saluer. Par exemple, en croisant des bâtiments de nations amies, en arrivant devant un fort, ou en recevant la visite d'un personnage important. Suivant les pays, le nombre de coups de canon varie. Généralement, il est échelonné de 3 à 21 coups.

Mais il est des cas où le simple Salut devient une Salve. Alors, toutes les pièces d'artillerie tirent ensemble une, deux ou trois fois. Dans les grandes revues d'apparat, cette sorte de simulacre de combat est d'un effet prodigieux.

Ancienne frégate au plus près du vent.

Les bâtiments de commerce étant dépourvus d'artillerie, saluent en amenant[53] leurs voiles les plus élevées, ou en faisant flotter plus largement l'une même de ces voiles.