Ce nom, appliqué à la grotte, n'étonne pas lorsque l'on a pris la peine de parcourir la campagne cherbourgeoise.
Les monuments druidiques y sont nombreux, et le peuple n'a jamais hésité à attribuer à des causes surnaturelles ces témoignages de l'industrie des premiers habitants de notre pays.
On ne peut, toutefois, quitter Cherbourg sans aller saluer le buste en bronze érigé au comte de Briqueville. Né en 1785, à Bretteville, banlieue du port, il fit vaillamment la campagne de France et, sous les murs de Paris, après avoir taillé en pièces un corps de cavalerie prussienne, résista jusqu'à ce qu'il eut reçu une grave blessure.
Le colonel de Briqueville s'était déjà illustré à Ligny. Si ses conseils avaient été écoutés, nous n'eussions point eu à inscrire le nom de Waterloo parmi nos désastres.... Le sort de la France s'en fût amélioré.
Rentré dans la vie privée après la signature de la paix, le brillant soldat mourut en 1844.
L'abbé de Beauvais qui, dans l'oraison funèbre de Louis XV, prononça la phrase fameuse «Le silence du peuple est la leçon des rois» était né à Cherbourg.
Madame de Mirbel, la célèbre miniaturiste, naquit aussi dans cette ville. On sait les qualités de modelé et de couleur par lesquels ses travaux se distinguent. Elle eut l'inspiration d'abandonner le pointillé, en usage pour la miniature. Ce genre de peinture lui doit donc d'avoir été complètement transformé et d'avoir été, par elle, élevé très haut dans le domaine de l'art.
L'arrivée à terre.