Les preuves du contraire abondant, la prudence exige que nous nous mettions à l'abri des surprises, car il ne suffit pas de construire des forteresses flottantes, nos ports doivent suivre une pareille progression.

Souvenons-nous de l'étonnement provoqué par l'échouage de la Dévastation, à l'instant où elle sortait des passes de Lorient....

L'accident fut, relativement, peu de chose; mais admettons qu'il eût eu lieu à la suite d'un combat, c'est-à-dire que la Dévastation, obligée au repos, se soit hâtée de venir à Lorient chercher un refuge: L'ennemi ne pouvait-il profiter de sa fâcheuse situation pour la détruire?...

Le Solférino, navire de l'État.

Supposition gratuite, nous le reconnaissons; toutefois ne donne-t-elle pas lieu de réfléchir à sa possibilité?

Les anciens ports, malgré des travaux considérables, réclament impérieusement une amélioration prompte, généreuse.

Il ne s'agit pas, dans un cas aussi grave, d'invoquer l'éloignement relatif du danger; il faut y parer, l'amoindrir jusqu'aux dernières limites.

Nous avons tout pour nous: Officiers instruits, marins solides, bonne situation côtière; sachons tirer parti de nos richesses.