L'ordre de Saint-Michel n'en brilla pas moins, d'abord, d'un assez vif éclat, particulièrement sous François Ier. En 1578, Henri III lui adjoignit l'ordre du Saint-Esprit; mais les statuts ne tardèrent pas à être méconnus, quoique la disparition effective de l'ordre n'ait eu lieu qu'en 1830, après une courte période de renouveau sous la Restauration.


En 1666, le gouverneur du Mont rasa les fortifications et le prieuré élevés sur le rocher voisin de l'abbaye.

Entrée intérieure du Mont Saint-Michel.

Sous Louis XV, on fit de celle-ci une prison d'État! Dans les premières années, et jusque vers le milieu de notre siècle, on continua à donner à ce monument unique la triste destination de prison.

Mais le zèle de l'évêque de Coutances changea, enfin, la face des choses et, maintenant, la Commission des monuments historiques s'occupe de rendre à la vieille abbaye le cachet superbe que des mutilations et une incurie déplorable avaient si gravement compromis.


De tous les ouvrages concernant le Mont Saint-Michel que nous avons consultés, le plus méthodique et l'un des plus savants, quoique l'intérêt de la narration reste entier, est celui de M. Édouard Corroyer, architecte du gouvernement.

Son livre, trop modestement appelé: Description de l'abbaye du Mont Saint-Michel, a été écrit sur un plan nouveau. La préface contient ces lignes très vraies et qui visent une foule d'erreurs commises dans nombre de travaux précédents: