Le dix-septième siècle lui doit une brillante pléiade de géographes dont le chef, Nicolas Sanson (1600-1667), mérita, dit avec raison un de ses biographes, «le surnom de père de la géographie et de la cartographie françaises». Quoique les travaux signés par lui soient loin d'être irréprochables, ils marquent un heureux progrès sur les travaux similaires alors existants.
Louis XIII, reconnaissant des leçons qu'il avait reçues de Nicolas, le nomma ingénieur de la province de Picardie et lui donna le titre de «géographe du roi», titre porté, après lui, par ses deux fils.
Pierre Duval (1618-1683), neveu de Nicolas Sanson, fut, comme lui, un savant géographe, et a donné des travaux estimés.
Près de ces noms, il faut placer celui du P. Briet; l'érudit bibliothécaire du collège parisien des Jésuites (1601-1668) se distingua, non seulement par de grands ouvrages géographiques, mais par de vastes recherches chronologiques.
Les collectionneurs de gravures tiennent en assez grande estime les travaux de Jacques Aliamet (1728-1788), auquel l'art de graver à la pointe sèche doit ses principaux progrès.
Philippe Hecquet, le grand médecin (1661-1737), le père des malades pauvres, était Abbevillois.