Note 9: Situé à trois cent trente mètres au-dessus du niveau de l'Océan, le Zihoua occupe la partie la plus basse du Marenga-Mkali, petit désert placé entre l'Ougogi et l'Ougogo, et qu'il ne faut pas confondre avec le district de l'Ousagara qui porte le même nom.[(Retour au Texte)]
Note 10: Le sol de ce plateau est formé d'un détritus de quartz jaunâtre, que blanchit parfois du feldspath réduit en poudre. Dans les endroits fertiles, la couche supérieure est composée d'un terreau brun, parsemé de galets; et près des crevasses et des torrents abonde un conglomérat siliceux d'origine moderne. Sur les plis du terrain, et dominant les arbres, reposent des blocs de granit et de syénite que l'on aperçoit de Mdabourou. Les eaux y prennent leur pente vers le midi; elles s'y accumulent dans des étangs peu profonds, que la chaleur dessèche et transforme en gâteaux de vase. Le transit de cette plaine rayonnante et craquelée devient alors excessivement pénible pour les caravanes, et les animaux sauvages qui ne supportant pas la soif, tels que les éléphants et les buffles, y meurent en grand nombre à cette époque.[(Retour au Texte)]
Note 11: Suite.—Voy. page [305].[(Retour au Texte)]
Note 12: On a eu tort de représenter cette rivière comme sortant du lac d'Oujiji; d'après les voyageurs qui ont parcouru cette région, elle prend sa source dans les monts d'Ouroundi, à peu de distance de la rivière de Karagouah; mais tandis que cette dernière va tomber dans l'Oukéréoué, le Malagarazi prend son cours vers le sud-est, jusqu'à ce que, repoussé par la base de l'Ouroundi, il tourne à l'ouest pour aller se jeter dans le Tanganyika. Ainsi qu'il arrive généralement dans les terrains primitifs et de transition, le cours de cette rivière est brisé par des rapides qui rendent impossible la navigation. Au-dessous d'Ougaga sa pente devient plus prononcée, des bancs de sable, des îlots verdoyants le divisent, et comme à chaque village on remarque un ou plusieurs canots, il est probable qu'on ne peut pas le franchir à gué.[(Retour au Texte)]
Note 13: Suite et fin.—Voy. pages 305 et 321.[(Retour au Texte)]
Note 14: C'est parmi les sauvages riverains de l'extrémité méridionale du Tanganyika que le jeune voyageur allemand Roscher, qui venait d'explorer les rives encore ignorées du Nyassa et l'espace non moins inconnu qui sépare ce lac du Tanganyika, a été lâchement assassiné pendant son sommeil au commencement de la présente année (1860).[(Retour au Texte)]
Note 15: «Je vous envoie Je fragment d'un voyage sur le Saubat (affluent de droite du Nil Blanc), par M. Andréa Debono, négociant maltais établi à Khartoum pour la traite de l'ivoire. Il y a deux ans, les Annales des Voyages ont publié une relation de ce voyage écrite par M. Terranova, agent de M. Debono: mais vous pourrez voir, en comparant les deux relations, que le genre d'intérêt qu'elles offrent est tout à fait différent.
«Je regrette de ne pouvoir vous envoyer le journal entier de M. Debono, quoique je l'aie entre les mains: l'ensemble présente un caractère très-curieux et très-dramatique. M. Debono, surpris par la baisse subite des eaux et emprisonné par ce contre-temps, pendant onze mois, parmi des tribus peu sûres, harcelé et attaqué par les noirs, a failli plusieurs fois périr avec la jeune femme et l'enfant qui partageaient sa vie aventureuse. Sa relation, que j'ai dû abréger beaucoup en la traduisant, est proprement un journal de commerce écrit au jour le jour, et sans prétention à la publicité; il offre par cela même une haute garantie de sincérité et d'exactitude.
«Le Saubat, sur lequel tous les géographes ont jusqu'ici adopté l'hypothèse qui l'identifie avec le fleuve d'Énaréa (S. d'Abyssinie), est le moins connu des grands affluents du fleuve Blanc. Tous les renseignements que j'ai pu avoir sur ce grand cours d'eau me confirment dans une pensée: c'est qu'il a sa source fort loin au sud-sud-est, qu'il reçoit une grande partie de ses eaux d'un ou deux canaux de dérivation du fleuve Blanc, et qu'il n'a aucun rapport avec le fleuve précité d'Énaréa, que je regarde, jusqu'à preuve du contraire, comme se rendant dans la mer des Indes sous les noms de Djouba (Ouebi Sidama, Jub, etc.).»
Khartoum, août 1860.
G. Lejean.[(Retour au Texte)]