Le roi. J'ai entendu parler de vous il y a trois ans. Avez-vous lu le Mengula-Thoot?
L'ambassadeur. Je l'ai lu, Sire.
Le roi. L'avez-vous bien compris?
L'ambassadeur. Je l'espère, l'ayant lu dans une traduction birmane (l'original est en pali).
Le roi. Combien de préceptes contient-il?
L'ambassadeur. Trente-huit.
Le roi. Très-bien; vous les rappelez-vous?
«Et comme le major hésitait et cherchait à excuser son défaut de mémoire, le roi se mit à énumérer l'un après l'autre ces préceptes contre l'orgueil, la colère, les mauvaises pensées, etc., accompagnant le tout de commentaires et citations qui auraient mieux convenu à un prédicateur en chaire qu'à un souverain parlant au représentant d'une grande puissance, puissance voisine et redoutée.»
Religion bouddhique.
Pour bien comprendre l'importance des questions et des sentencieuses paroles adressées en cette occasion par Sa Majesté birmane à l'ambassadeur anglais, il est nécessaire de jeter un coup d'œil sur le bouddhisme, qui forme le fond des croyances religieuses du roi d'Ava et de la presque universalité de ses sujets.