PIERRE.--Oui, avec votre monnaie.

M. LAROCHE.--Prends garde à toi!

PIERRE.--Il ne faut pas tant crier, parce que je crierais plus fort. J'irai devant la justice, je lèverai la main...

M. LAROCHE.--Ah! tu lèveras la main!... Eh bien! je vais la lever aussi...

Et il courut sur le charron.

PIERRE.--Des coups de poing? j'en suis...

Et, retroussant sa manche, il lui porta un coup vigoureux... Mais M. Laroche, lui saisissant le bras, le fit reculer.--Tu n'as pas encore assez mangé de pain pour cola, maître Pierre... Ah! tu ne me paieras pas!...

La bataille commença. Je m'élançai à travers la haie pour aller les séparer; mais la haie était épaisse, et mes efforts étaient vains, M. Laroche, après quelques instants de lutte, renversa Pierre sur son établi...

PIERRE.--Vous me faites mal.

M. LAROCHE.--Je le sais bien.