LE MARQUIS.--Elle cessera ce soir.
FRANCESCA.--Mais ce conseil de guerre?
LE MARQUIS.--Il ne condamnera personne.
FRANCESCA.--Pourquoi donc alors le comte Odoard...
LE MARQUIS.--Ecoutez. Vous connaissez les immenses ruines de San-Severino?
FRANCESCA.--Qui sont toutes voisines de votre villa?
LE MARQUIS.--Celles-là même. On parlait depuis quelques jours d'une conspiration de carbonari, où étaient engagés plusieurs officiers de carabiniers. Hier, j'apprends qu'ils doivent se réunir dans la nuit aux ruines de San-Severino. Je donne ordre à Rannuccio de faire cerner les ruines; il s'y rend; mais les conspirateurs avertis s'échappent, et l'on ne saisit que quelques papiers, preuves manifestes de leur présence et de leur complot.
FRANCESCA.--Mais... comment le comte?...
LE MARQUIS.--Attendez. Rannuccio, avant de partir, ordonne de nouvelles perquisitions; tout à coup on voit à une des entrées un homme enveloppé d'un manteau et qui cherchait à se cacher: on court, on se saisit de lui; il lutte, se défend, et, après de longs efforts, parvient à s'échapper.
FRANCESCA.--Eh bien?