Mais il serait injuste de ne parler que de leur futilité ou de leur ignorance. Elles sont généralement bonnes femmes, pleines de coeur et de sensibilité. Les exemples d'adoption d'orphelins, sont très-fréquents. Une Mauresque algérienne qui avait adopté un jeune garçon et une petite fille fut pour ces deux enfants pleine de soins, d'affection et de tendresse. La petite fille, nommée Aischa, le plus commun des noms arabes, était d'une gentillesse, d'une vivacité adorables; leur mère adoptive avait formé le projet de les unir un jour. Le mari partit pour le pèlerinage de la Mecque, et le fils adoptif devint en quelque sorte le chef de la maison qui lui avait été si hospitalière, le jeune homme était d'un caractère jaloux, violent, emporté, et il tyrannisa sa mère et sa soeur adoptives, au point de les empêcher de recevoir toute visite; souvent même il leur défendit d'aller au bain: mieux eût valu sans doute les priver de manger.

Cette pauvre femme se désolait; elle n'aurait eu qu'un mot à dire pour faire sortir de chez elle cet ingrat qui lui devait l'existence, mais elle préféra supporter ses caprices, ses injustes défiances. Le mari ne revint pas de son pèlerinage; il mourut en Égypte. La pauvre femme, réduite à la misère, n'eut qu'à souffrir de plus en plus de la brutalité de son fils d'adoption, qui lui-même tomba un jour dangereusement malade. La mère vendit ses bijoux, ses vêtements pour soigner cet enfant qu'elle aimait d'un amour de mère; elle alla jusqu'à mendier, et, brisée de fatigues et de douleurs, elle se coucha un jour pour ne plus se relever; sa dernière parole fut pour bénir ces deux enfants, qu'elle allait quitter pour toujours, et sa dernière prière fut pour le bonheur de sa pauvre Aischa.

Ces exemples de résignation patiente et courageuses sont très-fréquentes chez les femmes orientales.

Rébus.

EXPLICATION DU DERNIER RÉBUS.

Aucun homme dans le monde n'est grand comme Napoléon.