C'est là le principe du défaut qu'ont toutes les billes de billard; car, comme elles sont faites d'ivoire, et que dans une masse d'ivoire il y a toujours des parties plus solides les unes que les autres, il n'y a peut-être pas une bille dont le centre de gravité soit au centre de figure. Cela fait que toute bille se détourne plus ou moins de la ligne dans laquelle elle est poussée, lorsqu'on lui imprime un petit mouvement, comme pour donner son acquit vers le milieu de l'autre moitié du billard, à moins que l'endroit le plus lourd, qu'on appelle le fort ne soit mis dessus ou dessous. Un grand fabricant de billards disait qu'il donnerait 40 francs, d'une bille qui n'eût ni fort ni faible, mais qu'il n'en avait jamais trouvé qui fût parfaitement exempte de ce défaut.
De là il suit que, lorsqu'on tire sur une bille fort doucement, on s'impute souvent de l'avoir mal prise et d'avoir mal joué, tandis que c'est par suite du défaut de la bille qu'on a poussée. Un bon joueur de billard doit conséquemment, avant de s'engager dans une forte partie, avoir adroitement éprouve sa bille, pour connaître le fort et le faible. On tient cette règle d'un excellent joueur de billard.
NOUVELLES QUESTIONS À RÉSOUDRE.
I. Un père, en mourant, laisse sa femme enceinte. Il ordonne, par son testament, que si elle accouche d'un mâle, il héritera des deux tiers de son bien, et sa femme de l'autre tiers; mais si elle accouche d'une fille, la mère héritera des deux tiers, et la fille d'un tiers. Cette femme accouche de deux enfants, un garçon et une fille. Quelle sera la part de chacun?
II. Un particulier a acheté, pour la somme de 110 fr., un lot de bouteilles de vin, composé de 100 bouteilles de vin de Bourgogne et 80 de vin de Champagne. Un autre a pareillement acheté au même prix, polir la somme du 95 fr., 85 bouteilles du premier et 70 du second. On demande combien leur a coûté l'une et l'autre espère de vin?
III. Un homme a perdu sa bourse et ne sait pas précisément le compte qu'il y avait; il se rappelle seulement qu'en comptant les pièces deux à deux, ou trois à trois, ou cinq à cinq, il en restait toujours une; mais, en les comptant sept à sept, il ne restait rien.
Rébus.
EXPLICATION DU DERNIER RÉBUS.
Espartero, régent d'Espagne, s'est sauvé sur un vaisseau anglais.