s'esquive adroitement par la fenêtre; Mahomet tend les mains pour le saisir par les pieds, seule partie d'Achmet qui lui offre encore prise; cette situation donne à l'honorable sultan la mine d'un cordonnier occupé à prendre mesure à sa pratique.
Achmet, libre et apercevant la pointe des pieds de la Péri, suspendue en l'air, s'abandonne à des démonstrations de joie qui le déforment beaucoup; mais l'amour excuse tout.
Que ne ferait-on pas, en effet, pour cet adorable minois de Péri que voici, et pour cette taille de guêpe? Achmet, au comble du bonheur, ne se contient plus, et danse un pas de clôture, panache au vent, et toutes jambes dehors.
Vivent à jamais Achmet et la Péri!
ROMANCIERS CONTEMPORAINS.
CHARLES DICKENS.
(Voir I, II, p. 26, 58, 105, 139 et 155.)