Conduisit en ce lieu, domaine du malheur,

O Dieu! laisse tomber un regard tutélaire.

Et plus loin:

Du trône saint d'où ta main guide

Les astres roulant dans le vide,

Seigneur, Dieu clément, oh! vois notre douleur

Vois nos regrets et nos alarmes,

Rends-nous la liberté, nos armes,

Et finis nos jours de malheurs.

Le digne aumônier qui dirige la conscience de ces soldats leur a dit, du haut de la chaire de vérité, que tout motif humain devait être écarté dans l'accomplissement des choses saintes: «Vos actes religieux, leur a-t-il dit, sont entre le ciel et vous, et jamais ils ne serviront à vous procurer des biens temporels.» Cette règle, sagement observée, éloigne tout soupçon d'hypocrisie. Le 30 avril dernier, une soixantaine de détenus ont reçu la communion des mains de monseigneur l'évêque de Versailles, qui vient tous les ans visiter et consoler les habitants du pénitencier.