M. RONDIN.--Des bienfaits?

M. TOUCHARD.--Si vous aviez lu la Gazette des Tribunaux, vous auriez vu que des huit ou dix maris dont je vous parle, sept ont péri à la suite d'un testament fait en faveur de leur femme.

M. RONDIN.--C'est qu'alors ils avaient épousé des monstres.

M. TOUCHARD.--On ne fait pas de testament en faveur des monstres.

M. RONDIN.--Tenez, vos raisonnements sont odieux, abominables!

M. TOUCHARD.--Ils sont justes; je n'invente rien... tout est imprimé.

M. RONDIN.--Et vous voulez en conclure...

M. TOUCHARD.--Qu'il ne faut pas faire de testament en faveur de sa femme... ou que, du moins, il faut le lui laisser ignorer.

M. RONDIN.--Et ce testament olographe que vous nous avez lu il y a un an?...

M. TOUCHARD.--Par lequel j'assurais un douaire à ma femme, et une rente au fidèle serviteur?