LE MÉDECIN.--Je n'ai pas voulu vous le dire au moment où vous étiez malade... mais aujourd'hui que vous êtes tout à fait rétabli, je vous avouerai que vous aviez tous les symptômes...
M. TOUCHARD.--D'un empoisonnement?
LE MÉDECIN.--Eh non! d'une fièvre cérébrale. Nous avons heureusement combattu le mal dès son principe, ce qui ne lui a pas permis de se développer...
M. TOUCHARD.--Et... ne pourriez-vous vous tromper?... n'y a-t-il pas quelque rapport entre les symptômes de la fièvre cérébrale et ceux de l'empoisonnement?
LE MÉDECIN.--Aucun. Mais pourquoi ces questions?
M. TOUCHARD.--Vous le saurez plus tard. (à part). En effet, la première boîte a été achetée il y a quinze jours. (Haut.) Regardez un peu ma langue. (Il tire la langue.)
LE MÉDECIN.--Elle est fort bonne.
M. TOUCHARD.--Tâtez-moi un peu le pouls.
LE MÉDECIN.--Il est peu agité; mais cela provient sans doute du trouble où je vous vois... Vous êtes en proie à quelque violente inquiétude.
M. TOUCHARD.--Tâtez un peu mon ventre.