M. TOUCHARD.--Oui, de ce chocolat et de cette poudre anonyme.
LE MÉDECIN.--Ah! voyons donc un peu cette poudre anonyme... (il ouvre la boîte.) une poudre blanche... on dirait de la farine...
M. TOUCHARD, bas à Rondin.--Ou de la mort aux rats, (au Médecin) Sentez un peu... de loin... pas de trop près... ça doit avoir un odeur d'ail.
LE MÉDECIN.--Mais non; un parfum de vanille des plus suaves.
M. TOUCHARD.--De vanille!... (A part). Comme mon chocolat... plus de doutes. (Bas à Rondin.) Quel raffinement! parfumer les poisons... voilà une affaire qui fera du bruit dans la Gazette des Tribunaux.
M. RONDIN.--J'espère bien que non.
LE MÉDECIN.--Quoi? sérieusement... vous voulez que je fasse analyser...
M. TOUCHARD.--Sur-le-champ... sans le moindre retard...
LE MÉDECIN.--Allons, puisque vous le voulez... à tantôt, je viendrai vous apprendre le résultat. (Il sort.)
M. TOUCHARD, à lui-même.--Je ne sais si je dois me fier un docteur... On a vu des médecins... Je l'observerai.