Types de chaque famille et des principaux genres de Plantes croissant spontanément en France: par F. Plée.--Chez Baillière, 17, rue de l'École-de-Médecine.
Il n'est personne qui, au moins une fois en sa vie, n'ait été tente d'apprendre la botanique; mais sur tant d'appelés combien peu d'élus! Dès les premiers pas on est rebuté par une foule de mots nouveaux d'origine grecque ou latine. Sans guide, sans direction, on s'épuise en efforts superflus pour arriver au nom d'une plante. On commence par chercher celui d'une espèce avant de savoir à quelle famille elle appartient. L'ouvrage de M. Plée a pour but de faire connaître par des descriptions simples et claires et des figures admirablement dessinées et coloriées, les types de chaque famille. Quiconque aura revu sur la nature ces différents types reconnaîtra bientôt à quelle famille appartient la plante qu' il désire connaître. La famille une fois déterminée, il arrivera à connaître les genres et enfin les espèces. Alors il saisira les analogies et les affinités qui unissent entre eux les divers groupes naturels, et comprendra que l'étude de la botanique ait séduit tant d'esprits distingués. Six livraisons de l'ouvrage de M. Plée ont déjà paru; elles offrent l'analyse de la renoncule bulbeuse, de l'hellébore d'hiver, du jasmin, du lilas, de la saponaire officinale et du troène commun.--Deux livraisons paraîtront chaque mois.
C. M.
Discussion de la loi sur l'instruction secondaire, à la chambre des pairs. 2 fort vol. in-12, de 1450 pages. Prix, 7 fr. Aux bureaux du Moniteur, rue des Poitevins, 6, et chez L. Hachette, rue Pierre-Sarrazin, 12.
La discussion du projet de loi sur l'instruction secondaire a reçu, à la chambre des pairs, un développement inusité, et soulevé des questions qui ont vivement préoccupé l'opinion publique. L'importance des problèmes spéciaux relatifs à renseignement et à l'organisation de la liberté qui lui est due aurait suffi pour donner un grand attrait au débat; mais la controverse s'est prodigieusement agrandie lorsqu'on a vu une lutte ardente s'établir entre les lois nées de l'esprit de notre époque et les prétentions à tout ce qui constituait jadis les privilèges des corporations religieuses, lorsqu'on a vu le concordat, l'université, la philosophie, attaqués à outrance au nom et dans l'intérêt des jésuites. Ce combat entre l'ultramontanisme el les saines idées libérales, est un spectacle si curieux qu'il a fait bon d'en recueillir tous les détails. C'est ce que font les deux volumes que nous annonçons; ils reproduisent intégralement tout ce qui a été dit et délibéré à la chambre des pairs, depuis l'exposé des motifs jusqu'au vote du projet Ainsi resserrées, les vastes colonnes du Moniteur forment un ouvrage qu'étudieront avec fruit les publicistes, les magistrats, les membres de l'instruction publique, des deux Chambres et du clergé.
G.
Musée Lambourg.
M. Lambourg est né à Saumur dans les dernières années du siècle dernier. Depuis de longues années il vivait ignoré dans sa ville natale, exclusivement occupé de la culture d'un art qu'il a poussé jusqu'à ses limites les plus reculées. Enfin, il y a quelques semaines, il est venu pour la première fois à Paris, apportant avec lui les chefs-d'œuvre auxquels il avait consacré quarante années de sa vie. Chaque jour une foule nombreuse court admirer, dans les beaux salons du boulevard des Italiens, au-dessus du café Cardinal, le musée qui porte sou nom.
Malheureusement pour eux, tous les abonnés de l'Illustration ne peuvent pas jouir comme nous de ce curieux spectacle. Nous nous empressons donc de le leur montrer; mais, si exact qu'il soit, notre dessin ne leur en donnera qu'une idée imparfaite.