Au 1er juin 1844, le château de l'île Sainte-Marguerite renfermait 356 prisonniers arabes, et le fort Brescou, 60.

Des inspections extraordinaires ont lieu à l'île Sainte-Marguerite, par ordre du ministre de la guerre, pour s'assurer que les Arabes y sont traités aussi humainement que possible. Outre les visites du lieutenant général d'Hautpoul, commandant la huitième division militaire, et des généraux placés sous son commandement, les détenus ont reçu entre autres, en avril 1842, celle de M. Roudin, médecin en chef des salles militaires de l'Hôtel-Dieu de Marseille, et, en septembre 1843, celle de M. le docteur Warnier, membre de la commission scientifique d'Algérie, attaché, après le traité de la Tafna à la mission française de Mascara, et auquel un séjour de plus de deux années dans la capitale d'Abd-el-Kader a permis d'étudier à fond les intérêts, l'administration, les mœurs et les habitudes des populations arabes. La présence du docteur Warnier à l'île Sainte-Marguerite a été signalée par de nombreux adoucissements au sort des prisonniers.

Un Voyage au long cours à travers la France et la Navarre.

RÉCIT PHILOSOPHIQUE, SENTIMENTAL ET PITTORESQUE.

(Voir v. III, p. 249 et 263.)

CHAPITRE IV.

M. OTHON ROBINARD DE LA VILLEJOYEUSE.

«Ce diable d'Othon... disaient de lui ses intimes, par manière d'admiration, ce diable d'Othon!...»

Cependant le jeune Oscar avait
porté avec précaution...