(Suite)

A côté des Cancans et, dans le même esprit, le Brid'oison, adversaire naturel du Figaro, attaquait le pouvoir avec une énergie croissante à chaque numéro. On reste véritablement stupéfait de ces témérités de plume, quand on les compare avec les timides audaces de l'opposition actuelle. Et, de fait, si, dans une feuille quelconque, l'un de nous publiait aujourd'hui comme siennes, après les avoir rajeunies par un changement d'initiales, quelques-unes des épigrammes--parfois terribles--qui vont suivre, qu'en résulterait-il?

Une forte amende pour l'imprimeur;

Quelques mois de prison pour le journaliste;

Et, pour le journal, la suppression!

Dites-nous maintenant ce que la liberté de la presse--pour laquelle on a tant combattu--a gagné de terrain depuis quarante ans?

Brid'oison--1832.

Au dernier jeu de la cour, les ministres ont joué, savoir:
de la guerre--à l'impériale;
de l'instruction publique--à l'oie;
de la justice--à pair ou non;
Le ministre de l'intérieur--à la mouche;
de la manne--a la drogue;
des finances--aux dames, avec sa nièce;
du commerce--au boston; il a étalé grande
misère sur la table.

Le ministre des affaires étrangères a refusé de jouer à la bataille. Mme la baronne de F.... a continué de jouer à l'ombre.--Le peuple, en dehors, jouait à la patience.

Un député du centre disait hier au soir: nous venons enfin de vautrer la liste civile.