Or, la session des conseils généraux s'ouvre lundi prochain, 18 août, et durera environ quinze jours. Ce serait donc dès la première quinzaine de septembre que, d'après le Français lui-même, on pourrait s'attendre à voir se produire «quelque chose d'important».

En attendant, quelques députés de la gauche, dans des lettres adressées à leurs électeurs, publient sur la situation des réflexions qui prouvent qu'ils ne s'en rendent pas un compte bien exact, car ces réflexions sont empreintes d'une confiance peut-être bien optimiste en l'avenir de la République.

Selon M. Marcel Barthe, par exemple, l'Assemblée, quand même elle se considérerait comme ayant le droit de restaurer la monarchie autrement qu'en recourant à des élections générales, ne pourra jamais enfanter une majorité par l'accouplement de la légitimité et de l'orléanisme.

«La doctrine de l'orléanisme, ajoute M. Barthe, est l'opposé de celle de la monarchie légitime, car la révolution de Juillet n'a été qu'une réaction libérale contre l'application des principes professés aujourd'hui par le comte de Chambord.»

GRANDE-BRETAGNE.

La session du Parlement britannique a été close le 5 août par le discours suivant de la reine:

«Milords et Messieurs,

«Je suis maintenant délivrée de la nécessité de vous demander de continuer vos pénibles travaux. En me séparant de vous, je croîs que mon premier devoir est de vous remercier de la promptitude toute dévouée avec laquelle vous avez pourvu à la dotation de mon fils, le duc d'Édimbourg, à l'occasion de son prochain mariage. Cette union raffermira, j'en suis sûr, l'amitié qui règne entre les deux empires: l'Angleterre et la Russie.

«Les meilleurs rapports continuent d'exister entre mon gouvernement et toutes les puissances étrangères.

«Je puis vous annoncer que la mission de Zanzibar a été menée à bonne fin; des traités ont été conclus avec Mascate et d'autres États indigènes, qui prendront des mesures pour réprimer avec plus d'efficacité la traite des esclaves à la côte orientale d'Afrique.