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Quant aux Anglais de distinction qui ont élu domicile à Paris, j'aurai vite fait de les compter.

Je passe sous silence lord et lady Lytton, dont j'ai eu occasion de parler précédemment à propos du corps diplomatique, et j'arrive de suite à sir Henry Hoare, parisien de goûts et de caractère, un homme du monde accompli, universellement aimé et estimé, et si sincère ami de la France qu'il a été un jour jusqu'à le déclarer avec chaleur dans un discours officiel prononcé devant un grand nombre de ses compatriotes; ce qui n'est pas précisément ordinaire, tant s'en faut.

Sir Henry Hoare est un des piliers du Jockey-Club, où il est très connu, très populaire, et où il a conquis une situation hors de pair.

Une femme supérieure par l'esprit et par le cœur, le charme et l'amabilité incarnés, Mme Wimpfindge, a un salon anglais et cosmopolite où elle a groupé, avec un art merveilleux, de saillantes individualités dans toutes les branches et qui est un centre de causerie intelligente.

Et quand j'aurai nommé, après cela, sir Ed. Blount, l'honorable président de la Compagnie de l'Ouest, son fils, l'organisateur infatigable de toutes les fêtes de charité, M. Austin Lee, le vicomte Molineux, le colonel Talbot, M. Hume, un joueur de billard incomparable, et enfin M. Standisch, presque Français par ses alliances et dont la gracieuse femme, née des Cars, est aussi séduisante que haut placée dans la société, je n'aurai plus rien à ajouter pour le présent.

Dans un passé encore récent, je rappellerai lady Mary Hamilton, qui fut princesse héritière de Monaco, et ses deux frères qui ne passèrent point inaperçus; la duchesse de Newcastle et lady Mary Craven, deux beautés qui eurent des succès retentissants; M. Sartoris, M. O'Connor et M. Vansittart.

Dans l'avenir?... Je ne sais si je me trompe, mais j'imagine que notre commerce mondain avec les Anglais est appelé à se développer et qu'ils viendront de plus en plus chez nous. Toutefois, à moins d'un changement radical dans leurs institutions politiques et sociales, il me paraît peu probable que la colonie stable sorte des limites étroites où elle est, présentement, enfermée.
Tom.

LES NOUVEAUX SABRES DE CAVALERIE