La troisième page est un résumé de l'histoire des bêtes et de celle des races et contient deux types bien connus de masques, vrais ceux-là, d'acteurs modernes, Daubray d'abord, puis Lassouche, l'inoubliable créateur du genre qui porte son nom, et, comme en une vision, Sarah Bernhardt, Coquelin, Daudet, enfin Dumas.

La quatrième page débute par deux caricatures, puis une bonne femme, un clown, un yankee, un monocle, Pierrot, et Jules Ferry: ce dernier, paraît-il, a toujours du succès. Cette page se termine par une scène représentant la peinture des masques.

Un mot encore, et nous aurons tout dit.

Ce n'est guère que depuis l'année dernière que le commerce du masque a paru un peu reprendre à Paris; la capitale a semblé se réveiller d'une longue torpeur. L'interdiction de la procession du bœuf gras avait porté le coup suprême à l'industrie qui nous occupe en supprimant la dernière mascarade, la dernière réjouissance officielle que la promenade des blanchisseuses, elle aussi d'ailleurs tombée en désuétude, n'avait pu remplacer.

Aussi le cri des fabricants de masques était-il: «Le rétablissement du bœuf gras ou la mort!»

Il est heureusement arrivé jusqu'aux oreilles de nos édiles! le peuple leur demandait et du pain et des masques, ils ont sagement fait d'y consentir.

Terminons en constatant avec une satisfaction évidente d'amour-propre que l'homme est avant tout un animal judicieux et policé; il a de tout temps aimé à réglementer même ses folies: à ce titre le masque ne devait pas échapper à la vigilante attention du législateur.

De tous temps aussi des ordonnances sont intervenues, défendant, autorisant, réautorisant les masques et les mascarades; celles encore en vigueur de nos jours sont la loi du 24 août 1790 et l'ordonnance de police du 25 février 1825 qui arment les corps municipaux contre la licence et les pétulances de la gent masquée.

En voici les articles principaux:

Défense avec le masque de porter bâton ou épée;