--Eh bien?
--Eh bien, sais-tu à qui ces demandes s'adressaient?
--A toi, bien sûr.
--A moi ta fille, non; à moi l'héritière de mon oncle, oui; sur une parole de maman, mal entendue ou mal comprise, on s'est, imaginé que la fortune de mon oncle allait nous revenir, et chacun a voulu prendre rang.
--Et si ce qu'on s'est imaginé se réalisait?
--As-tu des raisons pour le croire?
--Le croire, non; l'espérer, oui; car je ne peux pas admettre que Gaston, malgré notre rupture, ne t'ait rien laissé par son testament, toi, sa nièce, contre qui il n'avait aucun grief.
--Mais s'il n'a pas fait de testament?
--Alors ce ne serait pas une part quelconque de sa fortune qui te reviendrait, ce serait de cette fortune entière que nous hériterions.
--Que cela soit, je te promets que ce ne sera pas un seul de mes prétendants de cette nuit que j'épouserai; les vilains bonshommes, hypocrites et plats!