--Toutes les garanties vous seront offertes, dit Rébénacq, voulant venir en aide à son vieux camarade, dont l'émotion faisait pitié.
--Et j'ajoute, continua Barincq, que les délais que vous fixerez sont acceptés d'avance, à la seule condition qu'ils seront raisonnablement échelonnés.
--Vous êtes homme d'affaires, monsieur, dit d'Arjuzanx avec hauteur.
--Je l'ai été.
--Et c'est une affaire que vous me proposez, une bonne affaire, puisque vous, riche propriétaire, vous vous substituez à votre gendre qui n'a rien, et faites vôtre sa dette.
Il y eut une pause qui obligea Barincq à répondre:
--Parfaitement, je la fais mienne et m'en reconnais seul débiteur.
D'Arjuzanx, qui s'était assis, se leva.
--Eh bien, monsieur, je ne fais pas d'affaires; il s'agit d'une dette de jeu qui se paye dans les vingt-quatre heures, non d'une dette ordinaire pour laquelle on peut conclure des arrangements devant notaires. Je ne vous accepte donc pas comme débiteur; je garde celui que j'ai.
--Vous venez de reconnaître qu'il est sans fortune.