Financier remarquable, très expert en affaires de banque, il s'adonnait en outre à l'étude des questions économiques, envisagées surtout dans leurs rapports avec sa spécialité; aussi ses ouvrages et ses discours lui ouvrirent-ils en 1886 les portes de l'institut, section des sciences morales et politiques.

M. Germain eut, d'ailleurs, plus d'une occasion d'exposer ses idées à la tribune du parlement. Député de l'Ain au Corps législatif en 1869, il avait ensuite représenté ce département à l'Assemblée nationale, puis à la Chambre, siégeant du côté de la gauche modérée. Depuis une douzaine d'années, il avait renoncé à la vie politique pour consacrer jusqu'à la fin son activité à l'oeuvre dont il était le fondateur. La succession de M. Henri Germain à la présidence du Crédit Lyonnais est échue à M. Mazerat, en vertu d'une élection statutaire faite à l'unanimité.

Phot. Anthony's.
Mme Chaumié. (Justice.)
Phot. Pirou, rue Royale.
Mme Berteaux. (Guerre.)
Phot. Ogerau.
Mme Delcasse. (Affaires étrangères.)
Phot. du Louvre.Mme Bienvenu-Martin. (Instruction publique et Cultes.)
Mme Dubief. (Commerce.)
Phot. Waléry.Mme Ruau. (Agriculture.)
Phot, Anthony's.
Mme Bérard. (Postes et Télégraphes.)
Phot. Stebbing.
Mme Gauthier. (Travaux publics.)

LES FEMMES DE NOS MINISTRES

En 1902, lors de l'avènement du ministère qui vient de terminer sa carrière, l'Illustration, après avoir, comme il convenait, publié les portraits de MM. les ministres, donnait, pour la première fois, ceux de MMmes les «ministresses». L'innovation fut goûtée et l'on nous sut gré de faire cesser l'inégalité de traitement, vraiment injuste, qui, depuis trop longtemps, réservant la pleine lumière de l'avant-scène aux seuls chefs d'emploi munis du portefeuille, laissait leurs distinguées compagnes dans l'ombre de la coulisse.