Vues de la baie d'Along.--Photographies communiquées par M. Dedin-Laporte.

Documents et Informations.

Le fusil japonais, arme humanitaire.

Un médecin militaire russe, le docteur Wraden, vient d'adresser, de l'armée de Mandchourie à un journal de médecine de son pays, d'intéressants documents sur les blessures produites par le fusil japonais.

Pour cet observateur, ce fusil mérite vraiment, autant qu'une pareille expression peut être justifiée, la dénomination d'arme humanitaire.

L'enveloppe de son projectile, très épaisse, ne se déchire jamais, même quand le plomb se déforme.

Bien entendu, de près, l'action hydrodynamique du projectile est considérable! et, jusqu'à 200 pas, le cerveau, l'estomac, les intestins éclatent sous son choc. Mais cette action explosive n'existe plus à partir de 400 à 500 pas, et alors il se produit seulement des perforations très nettes, dont l'évolution est remarquablement favorable. Les os et les articulations semblent avoir été traversés par un corps pointu aseptique, et même les blessures de l'intestin et du poumon ne doivent pas être considérées comme graves.

De 800 à 1.000 pas, l'action de la balle devient de moins en moins nette, et les tissus sont dilacérés et souillés de débris vestimentaires. Ces blessures sont alors fréquemment infectées.

Enfin, au delà de 1.000 pas, les projectiles restent dans les tissus sans être déformés et sans briser les os.