10 février.--Dépôt sur le bureau de la Chambre, par le ministre de l'instruction publique et des cultes, du projet de loi établissant la séparation des Églises et de l'État.--Confirmation pure et simple, à la chambre des mises en accusation, de l'ordonnance de non-lieu rendue par le juge d'instruction dans l'affaire Syveton.

ÉTRANGER

6 février.--En Finlande, assassinat, par un ancien étudiant, de M. Johansen, procureur impérial auprès du Sénat. En Pologne, la situation est toujours grave.

7.--A Budapest, une assemblée des oppositions coalisées, présidée par François Kossuth, arrête un programme commun dont le premier point est l'indépendance économique de la Hongrie.

8.--Visite officielle du prince Ferdinand de Bulgarie à Berlin.--On annonce officiellement que les négociations entre les ministères suédois et norvégien, relatives à la représentation consulaire des deux royaumes, sont rompues. Le roi de Suède et de Norvège, auquel son grand âge rend plus pénibles les difficultés actuelles, confie au prince royal le gouvernement des Royaumes-Unis.--Dans la République Argentine, l'ordre est complètement rétabli.

9.--En Westphalie, la conférence des délégués mineurs adopte une résolution préconisant la reprise du travail.

10.--En Belgique, où la grève générale des mineurs a été votée, on compte 70.000 grévistes.--Subite recrudescence du mouvement ouvrier à Saint-Pétersbourg; devant le refus de la journée de huit heures et d'une augmentation de 20% des salaires, 13.000 ouvriers des ateliers Poutilot quittent de nouveau le travail; 5.000 d'entre eux veulent pénétrer dans Saint-Pétersbourg et en sont empêchés par un épais cordon de troupes. Dans la ville, plusieurs ateliers importants sont de nouveau désertés.

12.--M. François Kossuth, chef du parti, hongrois de l'indépendance, le fils du dictateur révolutionnaire de 1848, est reçu par l'empereur-roi, à Vienne.

UNE GRANDE PREMIERE A MONTE-CARLO.--Chérubin, comédie chantée en trois actes, poème de MM. Francis de Croisset et Henri Cain, musique de M. J. Massenet.