Nous y voyons tout d'abord qu'en 1901, les livres étrangers les plus lus au Japon étaient les livres allemands; puis venaient les livres anglais, les livres américains, les livres chinois et les livres français. Mais, en réalité, les livres français étaient huit fois moins lus que les livres allemands.

Deux ans après, en 1903 quelques changements s'étaient produits: les livres allemands ont un peu moins de vogue; mais les livres anglais ont un succès immense: ils sont quatre fois plus demandés que les précédents. Les livres américains gagnent un peu. Par contre, les livres chinois sont délaissés et les livres français sont un peu en hausse.

Toutefois, en proportion réelle, les livres français sont vingt fois moins demandés que les livres anglais.

D'après M. Harmand, les livres importés de France sont pour la plupart des ouvrages de droit et des romans. Les livres de science proviennent d'Allemagne, d'Angleterre et des États-Unis.

Une explosion d'acétylène.

On ne saurait trop recommander la prudence la plus méticuleuse et la plus continue dans la manipulation et l'usage des appareils à acétylène. Ce mode d'éclairage, qui rend des services si sérieux, si incontestables, dans les localités dépourvues d'usine à gaz, est dangereux, moins par ses pouvoirs asphyxiants que par ses risques d'explosion, au moment de la fermeture ou de l'ouverture des récipients.

Une maison éventrée par une explosion d'acétylène à Pierrefeu (Var).--Phot. Lebègue.

C'est ainsi qu'il y a trois ans environ, un appareil à acétylène, explosant dans une cave d'un hôlel-restaurant d'Aix-en-Othe (Aube), éventra le plancher du rez-de-chaussée, tua la jeune femme du restaurateur, M. Trottier, et blessa plusieurs personnes. Une explosion plus terrible encore vient de se produire, il y a quelques jours, dans la commune de Pierrefeu (Var), au café de l'Europe. Vers 8 heures et demie du soir, de nombreux clients se trouvaient dans l'établissement, lorsque, tout à coup, une détonation formidable se fit entendre. Les murailles s'écroulèrent, les plafonds et les planchers s'effondrèrent, ensevelissant et tuant les propriétaires de l'établissement, M. et Mme Camoin, blessant plus ou moins grièvement les consommateurs présents.

Nos photographies donnent une juste idée de la violence inouïe de cette explosion.