| Mlle Ferro-Pia, reine de Turin, sur la tour Eiffel, regardant le Sacré-Coeur.--Phot. Raffaele. | Mlle Maria Nulli, reine de Milan, et ses deux pages, en haut de la tour Eiffel.--Phot. Raffaele. |
LES «REINES» ITALIENNES A PARIS
Cette année, la fête de la Mi-Carême, à Paris, a été particulièrement brillante, grâce à la présence de deux «souveraines» venues tout exprès d'au delà des Alpes pour y participer. Les «reines» des marchés de Milan et de Turin, Mlle Maria Nulli et Mlle Rosina Ferro-Pia avaient, en effet, saisi l'occasion la plus opportune de rendre leur récente visite aux «reines» des marchés parisiens, Mlle Toyet et Mlle Jeanne Troupel. Le jeudi 30, vêtues de somptueux atours, entourées de leurs demoiselles d'honneur, de leurs pages aux superbes costumes archaïques, elles partagèrent avec leurs soeurs françaises le triomphe du cortège traditionnel et les acclamations de la foule. Elles eurent également l'insigne faveur d'arrêter un instant les regards du président de la République et de Mme Loubet, installés à une fenêtre de l'Élysée. Ce ne furent, d'ailleurs, pendant leur séjour d'une semaine, que galas, banquets, promenades, organisés à leur intention. Le dimanche, précédant leur départ, Leurs Majestés italiennes voulurent accomplir l'ascension de la tour Eiffel, afin de contempler de haut ce Paris qui les avait fêtées et enchantées, et aussi peut-être de prouver qu'elles étaient capables de fréquenter les sommets sans crainte du vertige.
Le chevalier Piccini. Mlle Ferro-Pia, reine de Turin. M. Brézillon. Mlle Troupel, Reine de la rive droite. M, Gondolfi. Mlle Nulli, Reine de Milan. M. Leroy. Mlle Toyet, Reine de la rive gauche. M. Leray. Mlle Mullier, Reine des marchés découverts.
LES REINES DES MARCHÉS DE MILAN, DE TURIN ET DE PARIS, DANS LA COUR D'HONNEUR DU PALAIS DE L'ELYSÉE
INCENDIE D'UN TRAIN DE VOYAGEURS DÉRAILLÉ A ARCUEIL, ENTRE PARIS ET LIMOURS.--Phot. de M. Flinoise.
Le 30 mars dernier, à sept heures du matin, le train de Paris à Limours déraillait, en pleine voie et en pleine vitesse, entre Arcueil-Cachan et Bourg-la-Reine. Un retour de flamme du foyer de la locomotive incendiait le fourgon qui venait de s'écraser sur le tender et, de là, le feu se communiquait au train entier. Le mécanicien, le chauffeur et un voyageur ont été carbonisés; neuf autres voyageurs ont été blessés.
Le théâtre de la guerre au commencement d'avril. Les ambitions japonaises.
LA GUERRE RUSSO-JAPONAISE.--La situation après quatorze mois de guerre.