Le mois dernier, Paris comptait parmi ses hôtes de marque le duc Arthur de Connaught, frère du roi d'Angleterre et la duchesse, sa femme, accompagnés de leurs filles, les princesses Marguerite et Victoria. Après un échange de visites, le président de la République et Mme Loubet offrirent, en leur honneur, à l'Élysée, un déjeuner auquel ils avaient également convié le prince Gustave-Adolphe, duc de Scanie, fils aîné du prince royal de Suède. Or, la réunion de ces personnages à la table présidentielle ne résultait pas d'une simple coïncidence, et c'est à bon escient qu'elle avait été ménagée La princesse Marguerite, fille aînée du duc de Connaught, doit, en effet, épouser prochainement le prince Gustave-Adolphe. La fiancée est née le 15 janvier 1882 et le fiancé le 11 novembre de la même année.

LE TOMBEAU DU PAPE LÉON XIII

Le 25 juillet 1903, le triple cercueil contenant le corps de Léon XIII fut transporté à la chapelle du choeur des chanoines de Saint-Pierre de Rome et hissé au-dessus de la porte, toujours close, dans une niche masquée en temps ordinaire par un sarcophage très simple en bois peint imitant le marbre. C'est là qu'il est d'usage de déposer provisoirement les restes du pape, en attendant la construction de la sépulture définitive dont il a lui-même désigné le lieu. Léon XIII a fait choix de la basilique de Saint-Jean de Latran, et, pour recevoir sa dépouille mortelle, le statuaire Jules Talodini a été chargé d'exécuter un tombeau monumental. Une commission de cardinaux vient d'approuver la maquette qui promet une oeuvre sculpturale de grand caractère conçue dans le goût de la Renaissance.

Maquette du tombeau définitif de S. S. Léon XIII,
dans la basilique de Saint-Jean de Latran, à Rome.
--Phot Ch. Abeniacar.

PÈLERINS MUSULMANS AU LAZARET DE MATIFOU

Le pèlerinage traditionnel des musulmans à la Mecque fut toujours, on le sait, le sujet de sérieuses préoccupations au point de vue sanitaire; car on a lieu de redouter qu'à la suite de ce déplacement en masse les croyants ne rapportent en Occident les maladies épidémiques contractées là-bas. La peste ayant, cette année, sévi en Arabie, on a redoublé de vigilance et de précautions, notamment dans notre grande colonie méditerranéenne, et, à leur retour de la ville sainte, les pèlerins algériens, débarqués au lazaret du cap Matifou, étaient, comme l'atteste la photographie reproduite ici, soumis à une visite médicale des plus rigoureuses.

EN REVENANT DE LA MECQUE.--Au lazaret du cap Matifou: examen médical des musulmans algériens revenant du pèlerinage de la Mecque.