Ainsi, en 1869, 1.143 hectares étaient consacrés à cette culture; et déjà, en 1893, il n'y en avait plus que 477.

Les raisons de cette disparition sont d'ordre climatérique et économique. D'abord, les hivers rigoureux de 1879-1880 et de 1890-1891 ont été très préjudiciables à la plante; et, d'autre part, l'Espagne se livre de plus en plus à cette culture et peut livrer le kilo de safran au prix de 60 ou 70 francs, prix inférieur au prix de revient de la fleur en France.

Il faut remarquer que les usages des stigmates de safran vont aussi en diminuant. Ils servaient autrefois à la teinturerie; aujourd'hui ils ne servent plus qu'en pharmacie, et comme condiment. On sait que la bouillabaisse est colorée et aromatisée avec du safran.

Quoi qu'il en soit, il est certain que cette intéressante culture aura bientôt disparu en France et que sa disparition hâtera encore la dépopulation de certaines campagnes où la culture du safran occupait des familles entières.

Quel doit être le teint des coloniaux?

En faisant choix des recrues pour le service dans les contrées tropicales, on devrait, dit M. C.-E. Woodruff, chirurgien militaire de l'armée des Etats-Unis, éliminer tous les blonds et ne conserver que les bruns. De même, les colons bruns sont préférables aux blonds. Les bruns ont une pigmentation qui les protège contre les rayons actiniques, lesquels sont les plus dangereux des rayons solaires. Aussi, voit-on, dans les tropiques, que les blonds réussissent beaucoup moins bien que les bruns. Ils sont plus vite atteints par la maladie. Et les races méridionales, plus brunes, réussissent mieux, dans la colonisation, que les septentrionales, plus blondes. En réalité, dit M. Woodruff, l'homme est un organisme plus généralement adapté à vivre dans la demi-lumière qu'en plein soleil. On a tort, de façon générale, de rechercher la lumière et de s'y exposer. Nos ancêtres la craignaient et s'en trouvaient bien, dit-il. Ceci est très discutable, car les bienfaits de la lumière pour la richesse du sang ne peuvent être mis en doute. Mais on peut très bien considérer que les peuples méridionaux, plus foncés de peau, sont plus préparés à vivre au grand soleil des tropiques que les septentrionaux, blonds, qui n'ont pas le pigment leur permettant de résister aux rayons chimiques.

Un accident d'automobile.

M. René de Knyff, président de la commission sportive de l'Automobile-Club de France vient d'être victime d'un accident sur la route de Saint-Fourçain à Moulins qu'il parcourait en automobile pour s'accoutumer au circuit de l'Auvergne.

Sur le circuit d'Auvergne: la voiture de M. de Knyff
brisée entre Saint-Fourçain et Moulins.
--Phot. Denizot.