Nos deux figures rendent compte du dispositif adopté pour réunir ces multiples avantages.
L'armature de la lunette (fig. 1) est en aluminium et, par suite, fort légère. Des rubans élastiques (h, i, j, k), passant par-dessus les oreilles et s'agrafant derrière la tête, assurent une fixation sure, sans gêne et sans excès de pression.
Les verres (B) possèdent une courbure transversale permettant la vision latérale bien mieux que les verres plans ordinaires; ces verres peuvent d'ailleurs être remplacés sans difficulté par des verres fumés de même courbure dans le cas de trop vive lumière, ou par des verres concaves ou convexes destinés aux myopes ou presbytes.
Fig. 1.
L'aération a été l'objet d'une étude spéciale; elle est douce et suffisante, grâce à l'emploi de deux tubes superposés, étroits et aplatis (o', o). Ces tubes, assez longs, sont infléchis en arrière et se terminent près de l'oreille. Ils prennent l'air en arrière et à contre-vent pour le diriger dans la chambre formée par le verre et l'oeil. L'un des tubes sert de canal de pénétration à l'air frais, l'autre sert de dégagement pour l'air échauffé. Ce système d'aération empêche, en cours de route, la formation de buée à l'intérieur des lunettes. Certainement, au premier moment après l'application des lunettes sur les yeux, ainsi qu'aux moments d'arrêt, les verres se couvrent d'une légère buée, prouvant ainsi la clôture hermétique du pourtour de l'oeil; mais cette buée disparaît instantanément dès les premiers tours de roue.
L'application au pourtour orbitaire, avec clôture absolument hermétique et sans aucune pression sensible, se fait à l'aide d'un bourrelet en tube de caoutchouc souple, entourant le bord libre de la coque des lunettes. Ce bourrelet prend point d'appui sur l'os du nez, sur la partie saillante de la pommette et sur la partie externe du rebord orbitaire au niveau de l'extrémité du sourcil.
Partout ailleurs le contact est intime mais sans aucune pression.
L'arcade sourcilière, en tombant librement sur le bourrelet, contribue à l'occlusion hermétique, en formant paroi.
Les deux globes des lunettes sont reliés par un pont métallique (d, g, D) qui peut s'allonger ou se raccourcir suivant la conformation de la racine du nez de chacun et se maintenir à l'écart voulu grâce à un curseur.