La forteresse de Saïdia, au bord même de la Méditerranée, avec une défense naturelle de collines assez peu élevées, mais propres toujours aux embuscades, avec une bonne muraille crénelée, était une de ses positions principales. Elle vient de tomber aux mains des soldats du sultan, qui n'est pas autrement fâché, dans toute cette interminable campagne, de trouver quelquefois l'appui des canons français.

LA MORT DE M. DELYANNIS

Sur les marches du palais législatif d'Athènes:
passants et curieux regardant les taches de sang
à l'endroit où M. Delyannis fut assassiné.

La profonde émotion causée en Grèce par l'assassinat de M. Delyannis, président du Conseil, ne s'est pas bornée au monde politique. A la suite du tragique événement, ce fut, pendant plusieurs jours, un pèlerinage populaire vers le palais législatif au seuil duquel, le 13 juin, le vénérable homme d'État avait été mortellement frappé: on voulait voir la place même où il était tombé, et il semblait à cette foule expansive qu'elle manifestait mieux ainsi sa réprobation contre le meurtrier et sa sympathie pour la victime.

M. Clémentel, M. Dybowski et M. le
maire de Nogent inaugurant
l'Exposition coloniale.

L'EXPOSITION COLONIALE DE NOGENT

Le jardin colonial de Nogent, que dirige avec tant de soins l'explorateur Jean Dybowski, est en ce moment le théâtre d'une Exposition coloniale fort intéressante, variée, et qui attire dans ces parages assez lointains, mais fort agréables, un public nombreux.

Cette Exposition a été inaugurée très brillamment, il y a une huitaine, par M. Clémentel, ministre des Colonies. En dehors de son côté sérieux (apiculture et botanique coloniales, beaux-arts), elle présente quelques attractions pittoresques. Elle a ses nègres, avec leurs pirogues, dans de jolis paysages de bambous aux fins feuillages, sa faune exotique, dont le clou est un petit éléphant de boîte de jeu, mais bien vivant, espiègle, haut d'un mètre à peu près, fantaisiste et tout à fait amusant.