Dans un de ces systèmes, on lance deux ballons, réunis au moyen d'une ligne en cordage de 10 mètres de long. L'un des ballons est gonflé plus que l'autre et disposé pour éclater quand l'altitude désirée est atteinte. Une fois l'explosion produite, le système commence à descendre, le ballon déchiré formant parachute.
L'autre système consiste à se débarrasser du second ballon en le faisant détacher du premier à l'aide d'un électro-aimant actionné par une petite pile, agissant elle-même sous la poussée de l'aiguille du baromètre, quand celui-ci indique l'altitude à laquelle on veut recueillir les observations.
Le ballon porteur des appareils n'ayant plus, comme dans le cas précédent, la force ascensionnelle suffisante, effectue alors doucement sa descente.
En suivant du navire les phases de l'opération, on peut régler sa vitesse de façon à recueillir les ballons peu après leur chute.
A bord de la Princesse-Alice, six ballons jumeaux ont été ainsi lancés entre Monaco et la Corse.
L'automobile du D'Henri de Rothschild.
Le baron Henri de Rothschild,
gagnant du concours de
tourisme d'Aix-les-Bains.
Phot. Fortin.
Après s'être classé premier au concours de tourisme d'Aix-les-Bains avec une automobile de 60 chevaux, le baron Henri de Rothschild avait confié cette voiture à l'un de ses mécaniciens, M. Louis Tournier, qui devait la lui conduire à Clermont-Ferrand, en compagnie d'un cuisinier de la famille de Rothschild, M. Joseph Siegfried.
En route les deux voyageurs prirent deux jeunes femmes. A 10 kilomètres de Clermont-Ferrand et à 4 kilomètres de Laschamps, le conducteur engagea sa voiture dans une descente à une allure telle qu'elle dérapa et alla se fracasser contre un parapet.