Donc, dimanche dernier, la résidence de Laeken, dont Léopold II s'est plu, on le sait, à faire une sorte de «Versailles», a servi de cadre au brillant prélude de la fête nationale. Au milieu du vaste parc, au pied du monument de Léopold Ier, une loge tendue de pourpre avait été dressée. C'est de là que le roi écouta la harangue du bourgmestre de la commune, M. Bockstael, et y répondit, aux acclamations chaleureuses de la foule.
Quelques jours auparavant, on aurait pu voir Léopold II se promener à Laeken même avec beaucoup moins d'apparat. C'était un matin, vers onze heures; le souverain, seul, en petite tenue de général, sans autre escorte qu'un piqueur, à distance respectueuse, chevauchait le long de la grille du parc, venant d'inspecter les travaux de la résidence. Or, sur son passage, se trouvait juste à point un virtuose de l'«instantané», qui prit le très intéressant portrait équestre que nous reproduisons. Ce document est d'autant plus curieux que le roi ne monte plus guère à cheval et qu'il a pour l'objectif une horreur notoire.
LE ROI DES BELGES LÉOPOLD II SE PROMENANT A CHEVAL A LAEKEN, PRÈS DE BRUXELLES.
D'après une photographie instantanée de M. G. Nadaud.
LES HABITATIONS A BON MARCHÉ
UNE MAISON POUR LES DAMES DES POSTES, TÉLÉGRAPHES ET TÉLÉPHONES
Façade sur la rue de Lille.
M. Jouhannaud. M. Bliault. M. Frouin. M. Bérard.
Pose de la première pierre de la maison des Dames
des Postes, Télégraphes et Téléphones, par
M. l'ingénieur en chef Frouin, sous la présidence
de M. Alexandre Bérard.