Les matériaux sont tous de première qualité et les procédés de construction sont ceux qui résultent des derniers progrès de l'hygiène.

Malgré ce grand confort, les prix seront peu élevés, grâce, d'une part, à la faible rémunération du capital social, limitée par les statuts à 3% et, d'autre part, aux sacrifices que divers entrepreneurs et fournisseurs ont consentis en raison de la nature philanthropique de l'oeuvre.

Mais les dépenses pour une pareille entreprise sont très considérables: plus de 550.000 francs; pour y faire face, la Société a le produit de ses actions et les dons. Pour augmenter ses ressources, elle a dû emprunter à la Société française de crédit des habitations à bon marché. Tout cela réuni ne donne pas encore la somme nécessaire; convaincue néanmoins qu'une oeuvre sociale qui s'adresse à un si grand nombre de jeunes filles particulièrement intéressantes ne peut que trouver, partout où elle est connue, des sympathies et des appuis, la Société a décidé de se mettre à l'oeuvre sans plus tarder, tout en faisant un nouvel et pressant appel en vue d'obtenir de nouveaux dons et de nouvelles souscriptions d'actions. Les envois peuvent être faits à l'une quelconque des correspondantes de la Société ou à M. Frouin, secrétaire-trésorier, 103, rue de Grenelle.

C'est avec cet espoir que la Société a procédé à la pose de la première pierre de sa maison. La cérémonie a eu lieu sous la présidence de M. Alexandre Bérard. Il a été placé dans un tube en plomb une médaille commémorative à l'effigie de la République, des pièces de monnaie d'argent au millésime de 1905, une collection complète des figurines postales actuellement en usage.

Rendez-vous a été pris dans six mois pour l'inauguration des nouveaux bâtiments.

Coupe longitudinale de la maison des Dames des Postes,
Télégraphes et Téléphones.

LES THÉÂTRES

La Comédie-Française vient de représenter avec le plus grand succès les Phéniciennes, drame en vers de M. Georges Rivollet que L'Illustration a publié en août 1903, au lendemain de son apparition sur la scène du théâtre antique d'Orange. L'interprétation est à peu près la même qu'il y a deux ans; toute l'excellente troupe tragique du Théâtre-Français donne dans ce noble ouvrage qui, par le style et le choix des images, d'ordre purement classique, rend accessibles à tous, les beautés de l'oeuvre d'Euripide dont il est inspiré.